XIXème

« Et bien donc, je suis parvenu à avoir la ferme conviction que la vanité est la base de tout,et enfin que ce qu’on appelle conscience n’est que la vanité intérieure. Oui, quand tu fais l’aumône, il y a peut-être impulsion de sympathie, mouvement de pitié, horreur de la laideur et de la souffrance, égoïsme même ; mais, plus que tout cela, tu le fais pour pouvoir te dire : je fais du bien, il y en a peu comme moi, je m’estime plus que les autres, pour pouvoir te regarder comme supérieur par le cœur, pour avoir enfin ta propre estime,celle que tu préfères à toutes les autres. »

Le Gueuloir, Perles de correspondance, Gustave Flaubert.

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