XXème

« Cette conviction que l’homme-en-tant-qu’espèce s’améliore avec le temps vient sans doute d’une confusion inconsciente avec l’homme-en-tant-qu’individu. L’homme est d’abord un enfant avant d’être un adulte. Nous, hommes d’aujourd’hui, nous sommes des adultes. Ceux qui vivaient avant nous ne pouvaient être que des enfants.

       Mais il serait peut-être bon, il serait peut-être temps de se demander si la perfection n’est pas dans l’enfance, si l’adulte n’est pas qu’un enfant qui a déjà commencé à pourrir… »

      Vous, les enfances de l’homme, vous neufs, vous purs, vous non usés, non fatigués, non déchirés, délabrés, harassés, vous, que ne pouviez-vous pas avec votre intelligence ? »

La Nuit des temps, Barjavel.

XXème

« Tu écoutes, tu regardes, mais rien ne t’intéresse. Tu es derrière un mur. Tu ne touches pas notre temps. Ton passé t’a suivie dans le conscient et le subconscient de ta mémoire. Tu ne penses qu’à t’y replonger, à le retrouver, à le revivre. Le présent pour toi, c’est lui. »

La Nuit des temps, Barjavel.

XXème

 » Maudite vie, moi je dis,                                                                                                                              C’est ma maudite façon à moi,et je m’y tiens :                                                                                                  ce monde-ci n’est triste que pour les sains d’esprit. »

« Eglise d’ossements », Le Bazar des mauvais rêves, Stephen King.

XXème

《La mère, ce n’est pas qu’elle était belle, ce que c’était on ne pouvait pas le dire précisément. Comme une façon d’être belle, de le savoir, et de se conduire comme une pas belle. D’oublier de savoir d’être belle, de se conduire mal vis à vis d’elle-même, de ne pas pouvoir s’en empêcher. 》

La Pluie d’été, Marguerite Duras.

XXème

《La mère avait en elle des désirs comme ça, d’abandonner. D’abandonner les enfants qu’elle avait faits. De quitter les hommes qu’elle avait aimés. De partir des pays qu’elle habitait.  De laisser. De s’en aller. De se perdre.》

La Pluie d’été, Marguerite Duras.