XXIème

« Le malheur est un cul-de-sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croirais que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face. »

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra.

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XXIème

« Les hommes n’ont inventé Dieu que pour distraire leurs démons »

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« On ne triche jamais qu’au détriment de soi-même. »

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra.

Non classé·XXIème

« C’est aussi simple que ça. On ne change pas le cours de ce qui a été écrit… Foutaises!… Plus tard, beaucoup plus tard, j’arriverais à cette vérité : Rien n’est écrit. Autrement, les procès n’auraient pas lieu d’être ; la morale ne serait qu’une vieille chipie, et aucune honte n’aurait à rougir devant le mérite. Bien entendu, il est des choses qui nous dépassent, mais dans la plupart des cas, nous demeurons les principaux artisans de nos malheurs. Nos torts, nous les fabriquons de nos mains, et personne ne peut se vanter d’être moins à plaindre que son voisin. Quant à ce que nous appelons fatalité, ce n’est que notre entêtement à ne pas assumer les conséquences de nos petites et grandes faiblesses. »

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra.

Non classé·XIXème

« C’est aussi simple que cela. La vie est faite de hauts et de bas, et personne ne saurait en situer le juste milieu. On n’est même pas obligé de ne s’en tenir qu’à soi-même. Le malheur qui nous frappe ne prémédite pas son coup. Comme la foudre il nous tombe dessus, comme la foudre il se retire, sans s’attarder sur les drames qu’il nous inflige et sans les soupçonner. Si tu veux pleurer, pleure ; si tu veux espérer, prie, mais, de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur. »

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra.

XXème

« Je commence à trouver le temps long, par ici. Tu attends demain ; demain s’amène, et t’as l’impression d’être hier et les jours d’avant. T’as même pas le sentiment de vieillir… Quelque chose me dit que c’est p’t-être pas une si mauvaise idée qu’ça, retourner la veste pour voir c’qu’il y a en dessous…»

L’Olympe des infortunes, Yasmina Khadra.

XXème

« Si j’étais le bon Dieu, je finirais par me manifester pour mettre un terme à la pagaille qui sévit sur terre. J’irais trôner en haut de l’Himalaya ou bien sur le Kilimandjaro pour que tout le monde me voie et je dirais crûment aux hommes leurs quatre vérités. Je leur dirais combien ils commencent à me taper sur le système, que ma patience a ses limites, qu’il faut être cinglé à bouffer son chapeau pour choisir, d’entre les maux, les pires et d’entre les remèdes les moins efficaces. Je déroulerais devant leurs yeux l’histoire de l’Humanité pour qu’ils s’aperçoivent à quel point leur délire dépasse l’entendement : que de guerres et de misères, que de larmes et de sang comme si les trucs sympas que j’ai conçus autour d’eux ne suffisaient pas à leur bon plaisir, comme s’il n’y avait rien d’autre à entreprendre que se bousiller allègrement chaque bout de génération. Je leur dirais basta ! Puis, je cognerais de mon poing sur les cimes des montagnes de façon à déclencher une avalanche comme personne n’en a jamais vu. Aux rescapés terrifiés, je leur recommanderais de se tenir à carreau parce que j’en ai jusque-là de leurs fumisteries. Une fois l’abcès crevé, je remonterais dans mon ciel et dresserais des nuages autour de mon olympe pour qu’on me fiche la paix.»

L’Olympe des infortunes, Yasmina Khadra.