XXème

« Cette conviction que l’homme-en-tant-qu’espèce s’améliore avec le temps vient sans doute d’une confusion inconsciente avec l’homme-en-tant-qu’individu. L’homme est d’abord un enfant avant d’être un adulte. Nous, hommes d’aujourd’hui, nous sommes des adultes. Ceux qui vivaient avant nous ne pouvaient être que des enfants.

       Mais il serait peut-être bon, il serait peut-être temps de se demander si la perfection n’est pas dans l’enfance, si l’adulte n’est pas qu’un enfant qui a déjà commencé à pourrir… »

      Vous, les enfances de l’homme, vous neufs, vous purs, vous non usés, non fatigués, non déchirés, délabrés, harassés, vous, que ne pouviez-vous pas avec votre intelligence ? »

La Nuit des temps, Barjavel.

XXème

« Tu écoutes, tu regardes, mais rien ne t’intéresse. Tu es derrière un mur. Tu ne touches pas notre temps. Ton passé t’a suivie dans le conscient et le subconscient de ta mémoire. Tu ne penses qu’à t’y replonger, à le retrouver, à le revivre. Le présent pour toi, c’est lui. »

La Nuit des temps, Barjavel.

XXIème

« Quand t’es à terre, y a toujours des types qui semblent éprouver un malin plaisir à te marcher dessus et à poser un pied sur ta nuque au lieu de t’aider à te relever. C’est dégueulasse, mais la nature humaine l’est, par bien des aspects. Et, évidemment, quand tu cours à ras de terre avec tous les clebs affamés, t’es surtout amené à voir des pattes, des griffes et des trous du cul. »

Docteur Sleep, Stephen King.

XXIème

« As-tu jamais attendu des heures et des heures à te grattouiller patiemment là où ça te démengeait, à essuyer ton nez, à fixer la porte en attendant qu’elle s’ouvre, à attendre qu’en face de toi apparaisse une belle histoire ? Ton histoire à toi, non mais ! Pas celle de quelqu’un d’autre, pas un rôle mineur dans la pièce de quelqu’un d’autre, mais la tienne. Ta propre histoire ! As-tu jamais désiré jouer le rôle principal dans ta propre histoire ?

Ta propre histoire, penses-y, ton histoire à toi. Que pourrait-elle être ? »

Le Chateau, Edward Carrey.

XXème

 » Maudite vie, moi je dis,                                                                                                                              C’est ma maudite façon à moi,et je m’y tiens :                                                                                                  ce monde-ci n’est triste que pour les sains d’esprit. »

« Eglise d’ossements », Le Bazar des mauvais rêves, Stephen King.